SYNTHESE ANALYSE DE L’EAU

L’eau potable est une eau possédant des qualités chimiques, microbiologiques et organoleptiques qui la rendent apte à la consommation humaine.

 I.                  ANALYSE MICROBIOLOGIQUE 

Flore « totale » ou « globale »

Il s’agit de la flore aérobie mésophile se développant bien sur milieu ordinaire. Le double dénombrement à 20°C et 37°C permet la culture d’une gamme plus étendue de microorganismes. Le nombre de germes dépend de l’origine de l’eau, de son traitement. En effet, une eau ayant une charge microbienne très faible peut être très dangereuse du point de vue sanitaire alors qu’une eau très chargée peut ne pas l’être. Cette numération est importante, elle permet de suivre l’évolution dans le temps. La constance du nombre de germes indique que la nappe évolue peu  et est relativement protégée des contaminations.

 

Flore de contamination ou « flore test » ou « flores indicatrices »

Cette étude est importante puisqu’elle permet d’évaluer le risque de présence de bactéries pathogènes mais aussi de virus. En effet, les virus sont parfois présents dans l’eau de captage. Le chlore libre permet leur destruction et cette destruction est sensiblement parallèle à celle des coliformes ; aussi on peut considérer qu’une eau traitée contenant du chlore libre sera exempte de virus actifs si elle est exempte de coliformes.

Ainsi on va suivre particulièrement :

-          Coliformes et Escherichia coli : les coliformes sont de bon indicateurs de mauvaises conditions hygiéniques pendant ou après la production. De même, E. coli est un bon indice de contamination fécale.

-          Streptocoques fécaux : Ces germes sont des hôtes normaux de l’intestin de l’homme et des animaux. Lorsqu’il y a à la fois E. coli et des streptocoques fécaux, la contamination fécale  est certaine.

-          Clostridium sulfitoréducteurs (bactérie sulfito-réducteurs) : Ces germes sont des hôtes normaux de l’intestin mais ils peuvent se rencontrer également dans le sol et dans la matière organique en putréfaction. Leur résistance est beaucoup plus importante que celles des autres germes. Présents aux cotés de E. coli et des streptocoques, ils confirment l’origine fécale de la contamination.

-          Les staphylocoques : ils peuvent servir d’indicateur pour des contaminations humaines par manipulation ou  par voie aérienne.

En résumé, la présence de ces germes indicateurs révèle la probabilité d’une contamination donc d’une mauvaise qualité hygiénique et constituent souvent une présomption de la présence de bactéries pathogènes beaucoup plus dangereux.  

-          Pseudomonas aeruginosa : cette bactérie est systématiquement recherchée dans les eaux embouteillées. C’est une bactérie largement répandu dans la nature ; pathogène opportuniste peu virulent chez le sujet en bonne santé mais très pathogène pour les sujets prédisposés ou immuno-déprimés.

 

  1. II.            ANALYSE PHYSICO-CHIMIQUE

-          Le pH : c’est un paramètre qui traduit l’acidité ou l’alcanité  de l’eau. Il varie de 0 à 14. Il influence la tendance entartrante ou agressive d’une eau naturelle : d’une manière générale  une baisse du pH favorisera la tendance agressive et une élévation du pH, le caractère entartrant.

-          Dureté totale de l’eau ou titre hydrotimétrique totale (THt) : il indique la teneur globale en sel de calcium et de magnésium. Il s’exprime en degré français ou en mg/l de CaCO3 (carbonate de calcium ou plus communément tartre). On considère que :

TH °F

Spécificité de l’eau

0 à 5 °F

Eau très douce

5 à 15 °F

Eau douce

15 à 25 °F

Eau moyenne dure

25 à 35 °F

Eau dure

+ de 35 °F

Eau très dure

-          Le titre alcalimétrique et titre alcalimétrique complet (TA et TAC) : Ces deux paramètres permettent de connaître les concentrations en bicarbonates (HCO3-), carbonates (CO32- ), et en hydroxydes (OH-). Il s’exprime en degré français.   

  NORMES POUR ANALYSES BIOLOGIQUES DE L’EAU

Paramètres Normes
Microrganismes revivifiables à 36 °C NF EN ISO 6222
Microrganismes revivifiables à 22 °C NF EN ISO 6222
Coliformes à 36°C NF EN ISO 9308-1
Coliformes thermotolérants à 44°C NF T 90-414
Escherichia coli NF EN ISO 9308-1
Entérocoques intestinaux NF EN ISO 7899-2
Salmonella ISO 6340
Spores d’ASR à 37°C NF T 90-415
Spores d’ASR à 37°C NF EN ISO 26461-2
Pseudomonas aeruginosa NF T 90-421
Staphylocoques pathogènes NF T 90-421
Vibrion cholérique Méthode interne adaptée de NF ISO 8914
Légionelles NF T 90-431


Laisser un commentaire

locationvacanceslepechmege |
Mecanique de précision |
la végétation et ses vertûes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | xavier doussin
| Mettre en Mouvement
| EIEBG